Mauvaise nouvelle pour les pécheurs de l’ile d’Yeu : l’économie locale va être gravement atteinte par l’interdiction de la pêche au requin taupe décidée par l’Europe et ses gouvernements. Vu de Bruxelles, l’ile d’Yeu semble bien petite ; on ne peut se satisfaire de l’avis des scientifiques et il est nécessaire de réunir très rapidement autour de la table les pêcheurs, les scientifiques et les élus locaux pour mieux analyser les ressources et les pratiques des pêcheurs de l’île. Les marins avaient déjà alerté la population en novembre dernier sur la non vente du merlu en effectuant une distribution gratuite de poisson à la Roche sur Yon (en lien avec les producteurs de lait). Faut-il attendre que les pêcheurs espagnols (qui ne respectent pas la réglementation et les quota) signent la mort de la pêche dans l’île ? Que feront les marins lorsqu’ils ne pourront plus pêcher ? C’est la vie de l’île qui est en cause. Le Grenelle de la mer a oublié les îles dans ses attendus (malgré un courrier de l’association des îles du Ponant et l’alerte lancée par le Maire de l’île) Europe écologie, en lien avec ses eurodéputés, demande que cette décision soit rediscutée en urgence, pour permettre à l’île d’Yeu de conserver ses emplois et garantir une qualité de vie au-delà du seul tourisme. En outre, entériner la mort de la pêche hauturière, c’est encourager le développement de l’aquaculture alimentée essentiellement par des farines de poissons, sans garantie de traçabilité et de qualité !
Claudine GOICHON Conseillère Régionale Tête de liste Europe Ecologie pour la Vendée