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Après le temps du silence et de la compassion, le temps de l’action...

En me rendant à La Faute et à l’Aiguillon dès lundi midi, avec Jean-Philippe Magnen, j’ai mesuré le drame vécu par les familles, les habitants et les élus de ce territoire. Pour nous élus, la meilleure façon d’exprimer notre solidarité consiste à comprendre ce qui s’est réellement passé en confrontant les analyses entre : élus, fonctionnaires de l’Etat, experts indépendants et pluridisciplinaires, associations de l’environnement, agriculteurs, conchyliculteurs, entrepreneurs, membres des conseils de développement. Si nous avons été confrontés à un phénomène météorologique exceptionnel, les conséquences dramatiques sont, elles, d’origine essentiellement humaine. Depuis les années 1960, l’aménagement de ce territoire n’a pas tenu compte de la nature et de ses aléas. Ayons le courage de proposer, voire d’imposer, des choix d’aménagement qui prennent en compte les zones inondables et les effets de la montée des eaux au cours du siècle à venir. Déjà si l’ensemble des documents d’urbanisme avaient été respectés, nous n’en serions pas là. Si on avait tenu compte de « la mémoire ancienne », on se serait souvenu que des raz de marée avaient eu lieu en novembre 1940 et en février 1941. Il faut dire que les territoires inondés dans la baie de l’Aiguillon rappellent la configuration du 18ème siècle...et que l’Ile de Ré, coupée en 3, rappelle le Moyen âge. Pourquoi a-t-on arasé des anciennes digues lors des opérations drainage-remembrement de 1991 dans le secteur de Saint Michel en L’Herm ? Qui doit gérer et financer l’entretien des digues ? Nous n’empêcherons pas la mer de monter, il faut « vivre avec ». La vie des femmes et des hommes est une priorité absolue ; elle est dépendante de la gestion des zones inondables et des marais, des pratiques agricoles et des choix urbanistiques. Les heures dramatiques vécues par la population et les familles directement atteintes sont aussi le reflet de choix de société et de choix de civilisation. Nous constatons que le Président Sarkozy a enfin changé de discours : il ne dit plus « qu’il faut rendre constructibles les zones inondables... ».

Claudine GOICHON Conseillère régionale Tête de liste Europe Ecologie Vendée


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